Flambée du prix des carburants : pourquoi le vélo doit devenir une priorité de la politique des mobilités

Quand le prix du carburant flambe, le vélo devrait-être une évidence — encore faudrait-il un plan vélo pour le soutenir
Au printemps 2026, la France redécouvre à la pompe le prix de sa dépendance à la voiture. Cette flambée n’a rien d’un simple soubresaut conjoncturel : elle s’inscrit dans un choc pétrolier d’ampleur historique, que l’Agence internationale de l’énergie décrit comme la plus forte perturbation d’offre jamais observée. Liée aux attaques sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient et à la limitation des flux maritime via le détroit d’Ormuz tombés de plus de 20 millions de barils par jour avant la crise à environ 3,8 millions début avril. Si le prix du record nominal de 2008 pour les contrats Brent n’ont pas encore été dépassés sur le marché physique, certains cargos livrés en Europe ont bien approché les 150 $/baril. Conséquence dans l’hexagone courant avril, le prix moyen à tourné au tour de 2,387 €/L pour le gazole et 2,022 €/L pour SP95-E10. De quoi rappeler aux Français, la vulnérabilité d’un pays qui reste très exposé aux chocs pétroliers internationaux.
Et pourtant, dans le débat public, l’alternative vélo continue d’être traitée comme un sujet secondaire. C’est un contresens. En France, les dépenses de transport représentaient déjà près de 14 % des dépenses de consommation des ménages en 2023. Pour les 10 % les plus modestes, les transports peuvent absorber 21 % du revenu disponible. Et, dans ce poste, la voiture reste ultra-dominante : selon Roole, elle capte environ 80 % du budget transport des Français.
Dès lors, le calcul économique est sans appel. Pour l’usage, un vélo « mécanique » coûte en moyenne 94 € par an et un vélo à assistance électrique 248 € par an, selon les estimations de la FUB et l’UFC-Que Choisir. Côté automobile, la dernière étude disponible en 2026 estime le budget moyen à 416 € par mois, soit presque 5 000 € par an. Sur le marché de l’occasion, une voiture électrique revient en moyenne à 331 € par mois, contre 374 € pour un diesel et 387 € pour une essence. Même lorsqu’elle devient la moins chère des voitures, l’électrique reste donc dans un tout autre univers budgétaire que le vélo.
Même à l’achat, on ne parle pas du même ordre de grandeur que l’automobile. En 2024, le prix moyen d’un vélo vendu en France a atteint 978 €, une moyenne tirée vers le haut par les vélos à assistance électrique, qui représentent 29 % des ventes et avoisinent les 2 000 € pièce. Dans le même temps, il s’est vendu environ 2,45 millions de vélos neufs par an en moyenne entre 2020 et 2024. Pourtant, ce dynamisme commercial ne se traduit pas encore pleinement dans les usages : le vélo ne représente toujours que 5 % des déplacements en France, bien loin derrière la Belgique (10 %), l’Allemagne (11 %), le Danemark (15 %) ou les Pays-Bas (28 %). Ce décalage montre à quel point la France achète des vélos plus facilement qu’elle n’organise réellement leur usage au quotidien.
Pourtant le vélo à un véritable rôle comme amortisseur de crise comme l’explique l’économiste des transports Frédéric Héran. Grèves, chocs pétroliers, crise sanitaire accélèrent régulièrement la pratique du vélo, précisément parce qu’il s’agit d’un mode simple et peu coûteux. Mais il rappelle aussi une autre réalité : sans politique durable, l’inertie des habitudes reprend vite le dessus. Une flambée du carburant peut déclencher un réflexe ; elle ne suffit pas, à elle seule, à créer une bascule durable.
C’est précisément ce que les Pays-Bas ont compris dans les années 1970. Là-bas, le choc pétrolier n’a pas seulement réveillé les consciences : il a servi de point de départ à une politique publique cohérente. À partir de 1976, le plan pluriannuel des transports néerlandais intègre le vélo, avec des itinéraires démonstrateurs à Tilburg et à La Haye, puis des subventions pouvant aller jusqu’à 80 % du coût des infrastructures cyclables urbaines. Le “miracle néerlandais” n’est donc pas un trait culturel tombé du ciel : c’est le produit d’un choix politique prolongé dans le temps.
En France, au contraire, le vélo reste trop souvent célébré dans les discours et raboté dans les arbitrages. Le plan Vélo et marche 2023-2027 promettait 250 millions d’euros par an pour les aménagements cyclables, avec un objectif de 80 000 km d’aménagements sécurisés en 2027. Mais dans le projet de loi de finances pour 2026, le Sénat relève que seuls 31 M€ en autorisations d’engagement et 73 M€ en crédits de paiement sont prévus pour le fonds mobilités actives, très loin des ambitions initiales. Dans le même temps, les aides nationales à l’achat de vélos ont été supprimées depuis le 15 février 2025.
Le plus frappant, c’est que cette retenue budgétaire intervient alors même que le potentiel du vélo reste immense. Le ministère de la Transition écologique rappelle que 60 % des trajets domicile-travail de moins de 5 km se font encore en voiture, contre seulement 5 % à vélo. Et malgré les coups de frein budgétaires, la fréquentation vélo a encore progressé de 5 % en France en 2025, avec une hausse à la fois dans les grands centres urbains, les communes intermédiaires et les communes rurales. La demande sociale existe donc déjà ; ce qui manque, ce n’est pas l’envie de rouler, c’est la constance de l’action publique.
Dans le même temps, la filière automobile continue, elle, de bénéficier d’un soutien massif. Le plan de soutien post-Covid de 2020 représentait à lui seul plus de 8 milliards d’euros, avec un bonus pouvant monter à 7 000 € pour un véhicule électrique et une prime à la conversion jusqu’à 5 000 €. La Cour des comptes rappelle qu’entre 2018 et 2025, près de 2,4 millions de bénéficiaires ont été aidés pour 9,4 Md€ au titre des aides à la demande, auxquels s’ajoutent environ 5 Md€ de subventions et avances remboursables à l’offre entre 2018 et 2024, tout en jugeant l’efficacité globale de ces soutiens limitée.
Et l’effort continue en 2026. Bercy annonce le maintien de la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques », avec des montants indicatifs pouvant atteindre 5 700 € pour les ménages précaires, 4 700 € pour les ménages modestes non précaires et 3 500 € pour les autres, auxquels peut s’ajouter un bonus batterie européenne de 1 200 à 2 000 €. En parallèle, le gouvernement a annoncé en janvier 2026 que 50 000 véhicules avaient été attribués dans le cadre du leasing social. Qu’on aide la voiture électrique n’a rien de choquant en soi ; ce qui interroge, c’est le contraste avec le traitement budgétaire réservé au vélo, alors qu’il constitue la réponse la plus immédiate, la moins chère et la plus accessible pour une grande partie des trajets du quotidien.
Le fond du problème est là. En période de carburants chers, on parle beaucoup de chèques, de ristournes, de compensation. On parle beaucoup moins de réduction structurelle de la dépendance à la pompe. Or le vélo coche toutes les cases : sobriété, économie, santé, climat, autonomie. Ce n’est pas un gadget pour les beaux jours, ni un simple supplément d’âme des politiques de mobilité. C’est une assurance anti-crise. Tant que la France ne le traitera pas comme tel, elle continuera à subir chaque flambée des carburants comme une fatalité, alors qu’une partie de la réponse est déjà là, dans nos rues, nos garages et nos trajets du quotidien.
Le constat est là, brut : pour une part importante des déplacements du quotidien, le vélo n’est pas une utopie, c’est une solution déjà à portée de pédale. Le ministère de la Transition écologique rappelle que 60 % des trajets domicile-travail de moins de 5 km sont encore effectués en voiture, alors que le Cerema juge le vélo « particulièrement adapté » jusqu’à 10 km, et au-delà encore avec assistance électrique. En France, 3,7 millions de personnes travaillent à 2 km ou moins de chez elles, et 4,5 millions entre 2 et 5 km, soit 8,2 millions d’actifs à moins de 5 km de leur lieu de travail. Or le Cerema rappelle que le vélo est « particulièrement adapté pour réaliser des trajets jusqu’à 10 km », et même davantage avec assistance électrique. Cela signifie que, pour une part considérable des déplacements du quotidien, le vélo pourrait être une alternative crédible, économique et réaliste à la voiture — à condition, bien sûr, que les itinéraires soient sûrs, continus et confortables.
Mais il faut aussi regarder la réalité en face : pour beaucoup de ménages, surtout dans le périurbain et le rural, la voiture reste moins un choix qu’une dépendance organisée par des décennies d’étalement urbain, d’éloignement du logement par rapport au lieu de travail, d’absence de transport en commun et de contraintes tel que des horaires décalés ou de sous-investissement dans les alternatives. C’est précisément pour ces trajets intermédiaires, trop longs pour un vélo classique mais absurdes à couvrir avec une voiture lourde et coûteuse, que les véhicules intermédiaires légers, les vélis, doivent désormais changer d’échelle. L’ADEME les présente comme une alternative crédible à l’automobile en zones périurbaines et rurales, soutenue par le programme eXtrême Défi lancé en 2022 et financé par France 2030 ; depuis 2023, ces véhicules sont testés en conditions réelles et plus de 20 collectivités se sont engagées dans des expérimentations. Le message est clair : il ne suffit plus d’observer ces innovations avec curiosité, l’État français doit désormais en accélérer l’adoption — par l’homologation, la commande publique, les aides à l’achat, l’adaptation réglementaire et l’intégration de ces véhicules dans une véritable stratégie nationale de mobilité sobre.
Pour approfondir le sujet, on peut utilement se tourner vers Jérôme Zindy, dont le film La Nouvelle Aventure Mobile suit un tour de France en véhicule intermédiaire à la rencontre de ses pionniers, ainsi que vers Bon Pote, qui a consacré un article de fond aux véhicules intermédiaires et à leur potentiel dans la transition des mobilités. Deux ressources précieuses pour comprendre pourquoi ces engins ne relèvent plus du prototype exotique, mais d’une alternative qu’il devient urgent de prendre au sérieux.

Déjà le français n’est pas très motivé pour aller bosser …je le vois pas se rendre au travail en bicyclette 🤣😅🤣
Sous entendre que les « Français ne font pas de vélo », c’est très caricatural. En 2024, 35 % des Français déclarent faire du vélo au moins une fois par mois, et 24 % au moins une fois par semaine. On est donc très loin d’une pratique inexistante.
Et pour le seul trajet domicile-travail, on parle déjà d’environ 933 000 actifs qui vont travailler à vélo en France : l’Insee recense 28 286 416 actifs ayant un emploi en 2022, dont 3,3 % utilisent le vélo pour aller au travail.
Surtout, le vélo ne sert pas qu’au loisir. Dans l’enquête nationale la plus récente, parmi les personnes ayant roulé récemment, le vélo est aussi utilisé pour les achats (28 %), les rendez-vous et activités du quotidien (23 %), le domicile-travail (17 %), le domicile-études (8 %) et même des déplacements professionnels (7 %). Autrement dit : oui, les Français utilisent déjà le vélo pour des déplacements utiles, concrets, du quotidien.
Le vrai sujet n’est donc pas de savoir si les Français font du vélo, mais combien de personnes supplémentaires le feraient si les trajets étaient vraiment sûrs, continus et pratiques. C’est bien pour ça que le gouvernement doit avoir une vrai politique pro vélo en finançant massivement un grand plan national.
Voir ici la page du ministère de l’écologie : Enquête : En 2024, 35% des Français pratiquent le vélo au moins une fois par mois
Je pense que la raison n° 1 du manque d’ambition du gouvernement pour le vélo est que l’activité économique générée par ce dernier est ridiculement faible par rapport à celle générée par la voiture et le pétrole. Regardez qui sont les actionnaires et les annonceurs des médias mainstreams ?… pas difficile de faire le lien !
Je pense au contraire que cet argument sous-estime massivement ce que pèse déjà le vélo. Si l’on compare sérieusement au PIB, il faut regarder la valeur ajoutée et pas seulement le chiffre d’affaires : l’étude commandée par l’État sur le vélo évaluait déjà la filière vélo au sens large, avec le tourisme et la logistique, à 3,7 milliards d’euros de valeur ajoutée et 78 373 emplois, soit environ 0,13 point de PIB rapporté au PIB français 2024 de 2 919,9 milliards d’euros.
Et ce n’est qu’une lecture comptable assez prudente. Sur un périmètre socio-économique plus large, la même étude résumée par ses auteurs parle de 29,5 milliards d’euros par an pour l’économie du vélo en France, soit environ 1 point de PIB. À cela s’ajoute le fait que le seul tourisme à vélo est désormais estimé à 5,1 milliards d’euros par an.
Surtout, comparer la voiture et le pétrole au vélo en ne regardant que l’argent brassé, sans regarder les coûts collectifs, fausse complètement le débat. France Stratégie estime le coût social de l’insuffisante activité physique à 140 milliards d’euros par an, et les services de l’État rappellent aussi un coût annuel de 17 milliards d’euros pour la sédentarité. On ne peut évidemment pas attribuer tout cela au vélo seul, mais cela montre bien qu’une mobilité active ne “rapporte” pas seulement via la vente de vélos : elle évite aussi des dépenses sanitaires et sociales considérables.
À l’inverse, le modèle voiture-pétrole génère certes beaucoup de chiffre d’affaires, mais il laisse aussi à la France une facture énergétique de 57,7 milliards d’euros en 2024, dont 43,7 milliards pour le pétrole et les biocarburants.
Bref, l’économie du vélo n’est pas “ridiculement faible” : elle est simplement plus locale, plus diffuse et moins visible que celle de l’auto-pétrole. Mais entre la filière, le tourisme, la logistique, l’emploi local et les coûts de santé évités, elle pèse déjà très loin d’être négligeable.
Les sources à consulter:
https://www.inddigo.com/publications/grande-etude-2020-velo-france/
https://pole-sante.creps-vichy.sports.gouv.fr/wp-content/uploads/2023/04/t-l-charger-le-rapport-evaluer-les-impacts-socio-conomiques-du-sport-sant-en-france-2022-4802-21.pdf
https://reseau-velo-marche.org/app/uploads/2025/09/rapport-filiere-velo-ggc-v15.pdf
https://reseau-velo-marche.org/plaidoyer/nos-mobilisations/filiere-velo/
https://www.ademe.fr/presse/communique-national/marche-velo-covoiturage-les-benefices-dune-mobilite-plus-durable
https://reseau-velo-marche.org/actualites/lademe-revele-le-potentiel-des-mobilites-actives-face-a-la-decarbonation-la-sante-publique-et-leconomie/
https://www.banquedesterritoires.fr/lademe-pare-la-marche-et-le-velo-de-toutes-les-vertus
https://pratiquesensante.odoo.com/blog/etudes-5/le-potentiel-inexploite-du-velo-en-france-pour-la-sante-et-le-climat-5705
Vélo électrique ? Tout électrique on va rire !
le tout électrique voiture, camion , vélo arrivé un moment il y aura un problème de production
Il faut voir les voitures électriques comme un amortisseur de décroissance, un moyen de décarboner rapidement notre mobilité dans une période de transition, pas comme une baguette magique permettant de sauver à l’identique le vieux modèle du tout-voiture. Donc oui, pris au pied de la lettre, un « tout électrique » où l’on garderait les mêmes excès, les mêmes SUV, le même étalement urbain et la même dépendance automobile ne serait ni réaliste ni souhaitable. Mais dire que « ce n’est pas possible en France » est faux : RTE rappelle au contraire que l’électrification est un levier central, que l’électricité française était décarbonée à environ 95 % en 2024 et 2025, que la consommation nationale n’était que de 451 TWh en 2025, et que la France a encore affiché un record de 92,3 TWh d’export net d’électricité en 2025.
Le vrai sujet n’est donc pas « il n’y aura jamais assez d’électricité », mais à quelle vitesse on transforme le parc, on produit les véhicules, on déploie la recharge et on aide les ménages. RTE estime qu’un véhicule électrique consomme environ trois fois moins d’énergie qu’une voiture thermique. Dans son bilan prévisionnel 2025, RTE retient une trajectoire à environ 8 millions de véhicules électriques en 2030 pour 15 TWh de consommation, puis 18 millions en 2035 pour 35 TWh : à titre d’ordre de grandeur, cela reste bien inférieur à 10 % de la consommation électrique actuelle du pays. En revanche, cela suppose de la planification, du pilotage de la recharge et des choix industriels cohérents.
Les limites existent, et il faut les dire franchement : on ne remplacera pas intelligemment 40 millions de voitures thermiques par 40 millions de grosses voitures électriques sans changer le reste. C’est d’ailleurs exactement le sens des trajectoires publiques : la SNBC 3 vise un parc de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers entièrement électrifié en 2050, tout en renforçant le vélo, les transports collectifs, le covoiturage et la réduction d’une partie des déplacements. RTE projette, dans sa trajectoire de référence, près de 36 millions de véhicules légers électrifiés en 2050, soit environ 95 % du parc. Autrement dit : l’électrique est un outil de transition majeur, mais il doit aller avec plus de sobriété, des véhicules plus légers et davantage d’alternatives à la voiture solo.
Et surtout, la vraie impasse est du côté du pétrole, pas du côté de l’électricité. En France, le transport dépend encore à près de 90 % des énergies fossiles. En 2024, il a consommé 515 TWh d’énergie, dont le gazole représente 61 % ; l’électricité des véhicules électriques restait encore marginale, à 3,2 TWh. La France demeure dépendante à 99 % des importations pour le pétrole et le gaz, et la facture énergétique du pays atteignait encore 57,7 milliards d’euros en 2024, dont 43,7 milliards pour le pétrole et les biocarburants. L’échéance est en plus déjà enclenchée : RTE intègre l’interdiction européenne des ventes de véhicules légers thermiques neufs en 2035. Donc la question n’est pas « peut-on continuer longtemps comme avant ? », mais plutôt : comment organise-t-on la sortie d’une mobilité massivement dépendante d’une énergie importée, chère, polluante et contrainte ?
Enfin, un peu de recul historique ne fait pas de mal : au tournant des années 1980-1990, le parc moyen de voitures particulières en France était de 23,3 millions. Au 1er janvier 2025, on est à 39,7 millions. La différence, c’est qu’en 1990 cette massification s’est faite dans un monde qui comptait encore sur un pétrole abondant et peu contraint ; vers 2050, les trajectoires officielles reposent au contraire sur une division par deux de la consommation énergétique finale des transports, de 550 TWh à 275 TWh, principalement grâce à l’électrification routière et à la meilleure efficacité des moteurs électriques. En clair : on ne remplace pas « l’âge du pétrole » par « le même monde branché sur une prise » ; on essaie de faire tenir un système de mobilité plus sobre, dans lequel l’électrique amortit la décroissance de la mobilité carbonée.
Source des données:
https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-2025/electrification#Etatdeslieux
https://www.territoires-climat.ademe.fr/download/2934/demarche-fichier
https://infos.ademe.fr/magazine-octobre-2024/quand-la-mobilite-rencontre-la-neutralite-carbone-4-scenarios-pour-2050/